« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! » Corneille, à la fin des 6 e et 7 e strophes de « Stances à Marquise » reprend cette idée : seul le poète et son œuvre traversent le temps « Ce qu’il me plaira de vous » / « Qu’autant que j’aurai dit ». Nous serons, ils seront, Charles et Louis seront calmes. Ronsard lui rend hommage, et Hélène elle-même le reconnaît dans le poème : « Ronsard me célébrait ». Tu seras, il sera, elle sera timide. Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Ils étaient, elles étaient, Jacques et Jean étaient sages. Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Pierre de Ronsard, « Quand vous serez bien vieille », Sonnets pour Hélène , 1578. Il va assurer le renom de la belle, va immortaliser le nom d’Hélène, car tel est le pouvoir de la poésie de traverser les siècles : - « Ronsard me célébrait » : le verbe célébrer signifie ici rendre hommage, … Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Le souvenir de cette célébration dure dans le temps : alors même que Ronsard est mort, Hélène se souvient de cette cour, et la servante se réveille et bénit le nom d’Hélène en entendant celui de Ronsard : il a ainsi assuré la célébrité de sa bien-aimée . Je fus, tu fus, n fut, elle fut honnôte. « Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle! » Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. J'étais, tu étais, il était, elle était docile. Ronsard peut accorder l'immortalité à Hélène en écrivant sur elle. "Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle." Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Sois tranquille. Je serais, tu serais, elle serait sévère s'il le fallait. Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi-sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant vôtre nom de louange immortelle. Aimée du poète, la belle indifférente, a vu en effet son nom passer à la postérité, tout comme la Laure de Pétrarque (dans le Canzonière). 11 faut que je sois, que tu sois, qu'elle soit affable. Je serais sous la terre, et, fantôme sans … « Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Je serai sous la terre, et fantôme sans os … » Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Voir les réponses Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Je serai sous la terre et fantôme sans os : … Au terme de notre analyse, il apparaît donc que ce sonnet, qui se présente comme un discours amoureux fictif, repose sur une stratégie de la séduction dans laquelle l’éloge du poète et de la poésie occupe une fonction argumentative certaine.